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CORONIVARUS Il y a quelque chose qui ne va pas avec ce virus.

Publié le par MrStrange49

Il y a quelque chose qui ne va pas avec ce virus.

🔹 De Wuhan à Shanghai = 629 km

🔹 De Wuhan à Pékin = 1052 km

🔹 De Wuhan à Milan = 8700 km

🔹 De Wuhan à New York = 12000 km

🔹 De Wuhan à São Paulo = 17 964 km

🔹 De Wuhan à Londres = 8880 km

🔹 De Wuhan à Paris = 8900 km

🔹 De Wuhan à l'Espagne = 9830 km

🔹 Wuhan pour l'Inde = 3575 km

🔹 De Wuhan à l'Iran = 6560 km

Il y a quelque chose qui ne va pas... !

Le virus chinois a pris naissance dans la ville de Wuhan, en Chine, et a maintenant atteint tous les coins du monde, mais ce virus n'a pas atteint la capitale de la Chine : Pékin et la capitale économique : Shanghai, près de Wuhan.

*Pourquoi ?

🎈 Pékin est la ville où vivent tous les dirigeants de la Chine, les chefs militaires, ceux qui contrôlent le pouvoir de la Chine, et Pékin n'a pas été fermée, n'a pas été mise en quarantaine, n'a pas été mise en quarantaine. C'est ouvert ! Le virus chinois n'y a aucun effet.

*Pourquoi ?

🎈 Shanghai est la ville qui gère l'économie de la Chine, c'est la capitale économique de la Chine, tous les riches de la Chine y vivent ! Ceux qui font fonctionner l'industrie. Il n'y a pas de blocus là-bas, le virus chinois n'y a aucun effet !

*Pourquoi... ? *

Le virus chinois est un virus pandémique. Il a été signalé qu'il créait une panique dans le monde entier, mais qu'il ne viendrait pas à Pékin et à Shanghai.

Il est très important que nous posions cette question à la Chine.

Le virus chinois a semé la terreur dans les grandes villes du monde, alors pourquoi n'est-il pas venu à Pékin ?

Pourquoi n'est-il pas arrivé à Shanghai... ?

*Pourquoi... ?

🎈 Pékin et Shanghai sont les zones adjacentes à Wuhan ! Le virus de Wuhan a atteint tous les coins du monde, mais il n'a pas atteint Pékin et Shanghai !

*Pourquoi... ?

🎈 Aujourd'hui, toute l'Inde et 1,3 milliard de personnes sont enfermées. Notre économie est paralysée, mais toutes les grandes villes de Chine sont ouvertes, et depuis le 8 avril, la Chine ouvre également Wuhan ! Le monde entier est en proie à la terreur ! Cependant, les nouveaux cas n'arrivent pas en Chine et la Chine est ouverte ... !

*Pourquoi ?

🎈 Un autre aspect très important est que la bourse dans le monde entier a presque diminué de moitié ! Mais ce virus n'a aucun effet sur le marché chinois... !

Pourquoi ?

Quelles que soient les réponses, elles n'indiquent qu'une chose : le virus chinois est une arme biologique que la Chine a laissée pour destruction dans le monde ! Après avoir tué quelques personnes, la Chine a maintenant maîtrisé ce virus ! Peut-être a-t-elle aussi des drogues qu'elle ne partage pas avec le monde !

*Pourquoi... ?

Parce qu'il s'agit de la plus grande attaque terroriste de l'histoire de l'humanité. Même, avec la participation DIRECTE du président de l'OMS, un militant marxiste éthiopien, guidé par la dictature chinoise et placé à la présidence de l'OMS grâce à l'effort diplomatique du gouvernement chinois.

Publié dans Santé

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Changement d'heure ce dimanche : attention aux accidents de la route !

Publié le par MrStrange49

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L'eau en bouteille est-elle sans danger sur la santé

Publié le par MrStrange49

Voici un excellent article de wikistrike traitant le sujet à vous de juger.

Publié dans Santé

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La Commission européenne autorise de nouveau... des pesticides interdits

Publié le par MrStrange49

Pendant l’été, la Commission européenne a préparé le terrain pour rendre caduque sa propre interdiction de certains produits phytosanitaires toxiques. Le « protocole » dérogatoire, élaboré au nom de « la santé des plantes » par l’Autorité européenne de sécurité des aliments, concerne les herbicides, mais fongicides et insecticides ne sont pas en reste.

Glufosinate, flumioxazin... Ces herbicides, encore sur le marché, devaient être interdits en vertu du règlement de 2009 sur les pesticides. Devaient ! Car, à la demande de la Commission européenne, il semblerait que ces substances actives, reconnues toxiques par les mêmes instances, soient réhabilitées très prochainement en cas de « danger grave pour la santé des plantes ».

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), « qui ne ferme jamais ses bureaux pendant l’été », précise-t-elle à Reporterre, a publié un communiqué le 1er juillet. Ou plutôt un « protocole » qui vise à mettre en œuvre une dérogation pour ces herbicides sur le point d’être rayés de la carte. Autrement dit à les autoriser à nouveau.

« Un artifice utilisé à mauvais escient » 

Cette volte-face est rendue possible grâce à l’article 4.7 du règlement N°1107/2009 du Parlement et du Conseil européens sur les « critères d’approbation des substances actives ». Ce 7e paragraphe prévoit en effet des exceptions à l’utilisation de produits dangereux « lorsque, sur la base d’éléments de preuve documentés inclus dans la demande, une substance active est nécessaire pour contrôler un danger phytosanitaire grave qui ne peut être maîtrisé par d’autres moyens disponibles, y compris par des méthodes non chimiques ».

PNG - 233.3 ko
L’article 4.7 du règlement N°1107/2009 sur les critères d’approbation des substances actives.

Quel est donc ce « danger phytosanitaire grave » sur lequel s’appuierait ici l’Efsa ? « Un danger grave pour la santé des plantes », nous a répondu l’un de ses porte-parole, sans autre précision. Soit, mot pour mot, la formule utilisée dans le dit « protocole ».

« L’article 4.7 du règlement 1107/2009 précise que l’on peut déroger à cette interdiction s’il y a un danger grave pour la santé de la plante, observe François Veillerette, le directeur de Générations futures. Mais cela ne peut pas être valable pour les herbicides, puisqu’ils ne traitent pas les maladies des plantes… Ils servent à éradiquer les mauvaises plantes ! Ils font appel à un artifice utilisé à mauvais escient. »

Dans le cadre de sa surprise estivale, l’Efsa n’envisage pas de méthode non chimique tel que le désherbage mécanique. « On recule une fois de plus. Je ne sais pas comment il est possible de faire une chose pareille aussi bien en termes scientifiques que légaux, ajoute le porte-parole de Générations futures. Le travail a déjà été fait par les évaluateurs de risques de l’Europe. Personne aujourd’hui ne peut dire que ces produits ne sont pas dangereux ! »

Selon l’Efsa, « il est improbable que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l’homme » 

L’association donne des exemples des risques associés à certains des herbicides concernés, comme le glufosinate (malformations congénitales) et le flumioxazin (toxique pour la reproduction et pour les organes endocriniens).

Le hic, c’est que l’Efsa n’a pas toujours fait preuve de rigueur scientifique selon six ONG européennes, qui ont porté plainte contre elle, contre Monsanto et contre l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR), en mars 2016, à propos de l’herbicide le plus vendu au monde sous le nom de Roundup. L’agence soutient mordicus « qu’il est improbable que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l’homme ». Cette conclusion s’inspire de l’évaluation réalisée par le BfR. Selon les associations, parmi lesquelles Générations futures et Pesticide Action Network (PAN) Europe, cette analyse est erronée. L’OMS a quant à elle reconnu le glyphosate comme un « cancérigène probable ».

Selon Hans Muilerman, de PAN Europe, ce « protocole » des herbicides démontre une fois de plus que cette demande « n’est fondée ni sur des faits ni sur la science » : « Nous avons envoyé plusieurs lettres au commissaire
Andriukaitis
[chargé de la santé et de la sécurité alimentaire] sur le sujet et avons reçu des réponses sans contenu. Les Verts lui ont aussi posé des questions au début de l’année et il devient clair que c’était une décision politique d’inclure les herbicides dans la dérogation. » Reporterre a eu accès à ces deux documents, virtuoses de litanies en références réglementaires, qui ne cessent de renvoyer à la réponse précédente, ne nomment pas le problème et ne répondent jamais à la question.

PDF - 52.2 ko
Réponse de M. Andriukaitis, commissaire européen chargé de la santé et de la sécurité alimentaire, à la lettre de Hans Muilerman, de PAN Europe.
Seule la Suède semble s’être opposée à cette idée de dérogation 

De son côté, dans sa réponse, l’Autorité européenne de sécurité des aliments nous a bien demandé de préciser que les herbicides ne sont pas les seuls à être concernés par cette demande de dérogation : « Notez que l’Efsa a publié un premier protocole sur les herbicides, mais doit en délivrer deux autres sur les insecticides et les fongicides. » Et d’ajouter : « Le protocole n’est pas un document légalement contraignant, mais plutôt un outil » à l’usage de la Commission européenne et des États membres.

Certes, ces derniers auront le dernier mot, mais ils s’appuieront sur l’avis rendu par l’Efsa. Pour le moment, seule la Suède semble s’être opposée à cette idée de dérogation. Les autres États sont restés silencieux. La réponse de la France se fait attendre.

Source

Publié dans Santé

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Trente ans après Tchernobil est toujours présent en France

Publié le par MrStrange49

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Les secours sont-ils gratuits en France ?

Publié le par MrStrange49

Non les secours ne sont pas gratuit en France en 2016. Donc si vous n'avez pas de gros revenus et une couverture sociale très basse pour ne pas endetter votre conjoint ou vos enfants éviter de faire appel aux S.A.M.U et aux pompiers. Je parle de cela étant moi même malade de l'amiante, et bientôt en fin de vie, de plus j'ai mon nombre de trimestre pour la retraite mais ayant percu l'allocation de l'amiante je n'aurai droit qu'a une retraite à taux plein à 50% ce qui veut dire dans les milles Euros par mois. Donc je n'aurai qu'une mutelle minable qui ne permettra pas de pouvoir appeler le S.A.M.U même si je suis en détresse respiratoire absolue.

Au risque de surprendre plus d’une personne, aujourd’hui, seuls les Sapeurs-Pompiers offrent la gratuité pour les secours d’urgence… et pour les secours d’urgence uniquement, car désormais, pour les interventions ne relevant pas de leurs compétences, ou étant jugées abusives, une facture forfaitaire peut alors être présentée au requérant.

(essaim de guêpes).

Tous les autres services de secours sont payants. Sur ce sujet un véritable flou existe. Le déplacement d’une équipe du SAMU par exemple, sera facturée à la demi-heure de 0 à 2400 euros suivant les départements. Dans ce cas, généralement, l’hôpital gère directement avec l’assurance maladie et les mutuelles pour le paiement de la note, mais il peut s’avérer, dans le cas d’une mauvaise couverture sociale que le patient reçoive directement la demande de paiementdans le cas du décès du patient, la facture peut être présentée à la famille (Mon cas). Quand les équipes du SAMU interviennent en complément des sapeurs-pompiers, la règle est évidemment la même, une facture peut être émise de la part du trésor public au patient. La somme peut vite être importante aux vues des gestes entrepris par le médecin, ainsi que des médicaments consommés sur l’intervention.

Deux autres services d’urgence « gratuits & payants » sont le sauvetage en mer et le secours en montagne. Ces services sont généralement gratuits pour la victime, car pris en charge en totalité par les municipalités, ou bien au niveau régional. En montagne, certaines communes commencent toutefois à facturer les « victimes » pour éviter certains abus. Dans le cas du sauvetage en mer, le sauvetage des personnes est « gratuit », mais la sauvegarde des biens (remorquage d’embarcations, etc.) sera toujours facturée au capitaine de l’embarcation.

Ensuite, pour poursuivre, les secours privés, qui sont par exemple les pisteurs secouriste en montagne lors des sports d’hiver, seront en totalité payants pour l’accidenté, sauf dans le cas d’assurance spécifique prise avec les forfaits de remontées mécaniques, où avec sa mutuelle privée.

En conclusion, pour les cas d’urgences :
– Sapeurs-Pompiers : gratuit sauf abus, coût pris en charge par l’Etat
– Secours en montagne : gratuit sauf abus, prestation facturée à la municipalité/région
– Sauvetage en mer : gratuit pour la personne, payant pour l’embarcation
– SAMU : payant, généralement remboursé par l’Assurance Maladie & les mutuelles

source

Chiffres clés

La Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) du ministère de l'Intérieur publie chaque année les statistiques les plus complètes sur les sapeurs-pompiers et les services d'incendie et de secours. Retrouvez ci-dessous les chiffres clés extrait du document, "Les statistiques des services d'incendie et de secours - Edition 2015" portant sur l'année 2014.

Les actions

En 2014, les sapeurs-pompiers ont effectué plus de 4.294.400 interventions :

  • 270.900 incendies (-4%)
  • 279.500 accidents de la circulation (-3%)
  • 3.248.900 secours à victime (+1%)
  • 51.900 risques technologiques (-3%)
  • 443.300 opérations diverses (-5%)

Soit 11.769 interventions par jour (1 intervention toutes les 7,3 secondes) pour 3,4 millions de victimes prises en charge chaque année.

Nota : Les chiffres suivants tiennent compte des actions des sapeurs-pompiers militaires : brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) et le bataillon des marins pompiers de Marseille (BMPM).

Les personnels

L’effectif des sapeurs-pompiers est de 246.900 dont :

  • 40.800 sapeurs-pompiers professionnels (17%)
  • 193.800 sapeurs-pompiers volontaires (78%)
  • 12.300 militaires (5%)

Le nombre de jeunes sapeurs-pompiers (JSP) et de cadets est de 27.800.

Les personnels administratifs et techniques (PATS) sont 11.300.

Il y a 34.182 femmes sapeurs-pompiers, soit 1 sapeur-pompier sur 7. Les femmes représentent 14 % des sapeurs-pompiers civils.

Les moyens

Le budget en global des SDIS est de 4.927 M€.

Ce budget est réparti de la manière suivante :

  • 4.091 M€ en fonctionnement
  • 836 M€ en investissement

Les services départementaux d'incendie et de secours (SDIS) sont financés à hauteur de 4.376 M€ : 57% par les conseils généraux, 43% par les communes et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). (Source : compte de gestion 2013)

Sur le plan national, les SDIS disposent de :

  • 6.164 véhicules de secours et d'assistance aux victimes (VSAV)
  • 4.037 fourgons pompe tonne (FPT)
  • 4.131 camions citerne feux de forêt (CCF)
  • 1.204 mâts élévateurs articulés (MEA)

 

L’organisation

  • 20.390.700 d'appels : 59% d’appels au 18 et 41% d’appels au 112.
  • 7.015 centres d'incendie et de secours en France (dont BSPP et BMPM) dont :      
    • 332 centres de secours principaux (CSP)
    • 2.773 centres de secours (CS)
    • 2.633 centres de première intervention (CPI) intégrés
    • 1.277 centres de première intervention (CPI) non intégrés
  • 1.523.087 jours de formation

L'ensemble des statistiques 2015, portant sur l'année 2014, est disponible sur le site de la DGSCGC.

source

Publié dans Santé

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Médecine des riches Mitterrand avait commencé à réduire les lits dans les hôpitaux, Holande dans la continuité.

Publié le par MrStrange49

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Pour vôtre santé soyez vigilants voici la liste des entreprises qui utilisent des produits de Monsanto...

Publié le par MrStrange49

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Quand la Terre part à la dérive - Ne vous alarmez pas c'est pas pour demain

Publié le par MrStrange49

Et si la Terre basculait... Difficile de l'imaginer. Pourtant, il semble bien que ce soit son sort lorsque que la répartition des masses denses ou moins denses se déplacent dans le manteau terrestre au cours des temps géologiques. Mais comment est-ce possible ? Pour tester les hypothèses en cours, une équipe de l'Institut de physique du globe de Paris (INSU-CNRS, Paris Diderot) a modélisé les mouvements des zones de subduction et remontées de matières chaudes dans le manteau pour reconstituer la "grande dérive du pôle de rotation" observée pour les derniers 120 millions d'années. Cette étude parue récemment dans la revue "Earth and Planetary Science Letters" apporte ainsi des précisions sur la dynamique interne de la planète.

Sur cette figure, on voit notre planète Terre basculer en conservant son axe de rotation figuré en jaune fixe dans un repère céleste. Notons qu'il s'agit bien d'un mouvement entre la planète et son axe de rotation qu'il ne faut pas confondre avec la variation de l'obliquité (inclinaison de l'axe de rotation de la Terre par rapport au plan de l'écliptique) qui implique une réorientation de l'axe de rotation dans un repère lié aux étoiles. © IPGP (INSU-CNRS/Paris Diderot) La tectonique des plaques est maintenant bien connue, mais ne suffit pas à décrire de façon complète le mouvement des plaques par rapport à l'axe de rotation de la Terre. En effet, à celle ci se superpose un mouvement d'ensemble des plaques et du manteau terrestre, connu sous le nom de « grande dérive du pôle de rotation ».

Il a été montré que la dérive du pôle de rotation d'une planète peut être produite par des changements dans la distribution des masses dans son manteau ou à sa surface (1). De telles dérives expliqueraient certaines observations paléomagnétiques ou variations climatiques. On dispose, en l'occurrence, du trajet de cette dérive pour les 200 derniers millions d'années obtenu en combinant le mouvement des plaques, déterminé par le paléomagnétisme, et le positionnement de l'ensemble des points chauds (Besse et Courtillot, 2002). Dans l'étude rapportée ici, les auteurs ont cherché à retrouver les causes de cette dérive du pôle de rotation de la Terre, estimée pour les 120 derniers millions d'années.

Le rôle de la convection du manteau

Dans le manteau terrestre, de larges mouvements de masses sont induits par la convection : ainsi, des plaques présentant une densité supérieure à celle du manteau environnant plongent, peut être jusqu'à la limite noyau-manteau, tandis que du matériel peu dense remonte sur de larges zones du manteau profond. Par ailleurs, ces anomalies déforment les interfaces terrestres et donc déplacent d'autres masses. Par ces déplacements de masse la convection a de larges effets sur le pôle de rotation. Ceux-ci ne sont pas prévisibles simplement. En effet, comme la Terre a un comportement visco-élastique, l'effet de surface d'une anomalie de masse dans le manteau dépend largement de sa position par rapport au centre de la Terre. Une même anomalie, selon sa position dans le manteau, fera basculer la planète dans un sens ou un autre pour aller se positionner au pôle ou à l'équateur.

Les auteurs ont cherché à déterminer précisément les origines de la dérive récente du pôle de rotation de la Terre depuis 120 millions d'années, et à calculer son mouvement à l'échelle des temps géologiques. Ils ont pour cela utilisé des modèles simples pour figurer au cours du temps d'une part les plaques en subduction, d'autre part les remontées du manteau.

La modélisation

Les plaques sont modélisées à partir de la position en surface des zones de subduction. On suppose qu'elles plongent verticalement à la vitesse de déplacement qu'elles ont en surface depuis 200 millions d'années (Ma) (2) jusqu'à ce quelles atteignent le manteau inférieur. Elles s'épaississent alors en se pliant à cause d'un saut de viscosité et leur vitesse diminue (Ricard et al 1993).

Image de tomographie sismique à la limite noyau - manteau (2800km de profondeur) : dans les zones rouges, les ondes sismiques se déplacent lentement, le matériel est moins dense ; les zones bleues correspondent aux anomalies de vitesse rapide et à du matériel plus dense. Les étoiles marquent les traces de volcanisme d'origine profonde sur les derniers 200 Myr (noir : activité récente (< 10 Ma) ; rouge : Tertiaire ; vert : Crétacé ; bleu : Jurassique). © IPGP (INSU-CNRS/Paris Diderot) Par ailleurs, la tomographie sismique fait apparaître, sous l'Afrique et la Polynésie, dans le manteau profond, deux dômes de matériel thermiquement ou chimiquement moins dense que le manteau environnant. Ces deux régions semblent constituer des réserves à l'alimentation d'essaims de panaches remontant jusqu'à la surface terrestre pour émerger sous forme de volcans. Les traces volcaniques laissées en surface par ces panaches depuis 200 Ma se répartissent irrégulièrement dans deux régions grossièrement antipodales à l'aplomb des dômes et reste dans un creux du géoïde lié en très grande partie aux subductions passées.

Leur étalement et leur position latérale n'ont pas beaucoup changé depuis 200 Myr. Les auteurs ont évalué la distribution des anomalies de masse associées à ces 2 dômes à partir des images de la tomographie sismique, et localisé les anomalies pouvant être suivies dans la partie la plus profonde du manteau depuis la surface du noyau. Pour tester la validité du modèle ils ont calculé le géoïde actuel, dont la forme dépend directement de ces anomalies profondes, pour retrouver l'axe de rotation de la Terre. Après quelques ajustement, le modèle a permis de retrouver le pôle de rotation actuel, il a alors été utilisé pour calculer la dérive du pôle sur 120 millions d'années.

Axes principaux d'inertie calculé pour les derniers 120 Myr (points tout les 10 Myr, les étoiles marquent les valeurs actuelles). L'axe principal d'inertie maximal (en blanc) correspond à l'axe de rotation. Le géoïde actuel (équipotentiel de pesanteur passant par le niveau des mers) correspondant est également représenté (en bleu : les creux, en rouge : les bosses). © IPGP (INSU-CNRS/Paris Diderot) Le chemin de dérive des pôles ainsi obtenu, présente des caractéristiques épisodiques similaires à celles observées par le paléomagnétisme. Au cours de cette période, l'axe de rotation de la terre s'est déplacé exclusivement dans un plan perpendiculaire à l'axe des 2 dômes.

Ce modèle apporte plusieurs enseignements : les plaques en subduction ne sont pas les seules responsables de la dérive du pôle de rotation de la Terre, comme on le pensait, car lorsque le modèle les prend principalement en compte, il ne permet pas de retrouver l'axe de rotation actuel de la Terre. Les dômes, qui semblaient les meilleurs candidats pour expliquer cet écart, ne sont en fait pas en mesure de fixer le pôle de rotation. Ils sont néanmoins alignés sur l'axe minimal d'inertie. Par ce travail, les auteurs ont aussi démontré que les déformations à grandes échelles spatiales du géoïde actuel sont liées aux anomalies de masses engendrées par les plaques subductées dans le manteau profond.

Quoi qu'il en soit, quand des masses se déplacent à l'intérieur du manteau la Terre bascule, fort heureusement à une échelle de temps bien supérieure à ce que nous pouvons percevoir, même si la géodésie peut mesurer le déplacement du pôle de rotation.

Note(s): 
  1. La rotation d'un corps planétaire est, en effet, régie par le théorème de conservation du moment cinétique qui implique que les masses se placent à l'équateur, minimisant ainsi l'énergie nécessaire à la rotation. Un réarrangement de masse (de grande échelle) va donc entraîner la Terre à basculer pour se rééquilibrer par rapport à l'orientation de sa rotation.
  2. En effet, pour reconstituer l'histoire du champ de densité dans le manteau au cours des derniers 120 Ma, il faut considérer le matériel subducté durant une période antérieure, couvrant le temps caractéristique nécessaire à une plaque pour atteindre la base du manteau.
Source(s): 

Mantle dynamics, geoid, inertia and TPW since 120 Ma
Earth and Planetary Science Letters 292 (2010) 301-311.
Rouby, H., Greff, M. and Besse, J.

SOURCE

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