Réchauffement climatique.

Publié le par MrStrange49

Sur les dix premiers mois de l’année en cours, la température moyenne terrestre a atteint 14,57 °C, soit plus d’un demi-degré au-dessus de la moyenne 1961-1990. Dans le cas probable où la tendance serait confirmée pour novembre et décembre, 2014 sera l’année la plus chaude enregistrée depuis la fin du XIXe siècle et le début des relevés météorologiques, devant 2010, 2005 et 1998.

« Le rapport provisoire pour 2014 signifie que quatorze des quinze années les plus chaudes jamais mesurées appartiennent au XXIe siècle, a déclaré le secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud. Il n’y a pas de pause dans le réchauffement. Ce que nous avons vu en 2014 est cohérent avec ce que nous attendons du changement climatique en cours : des canicules record combinées avec des pluies torrentielles et des inondations ont détruit des ressources et ruiné des vies. »
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/climat/article/2014/12/03/2014-s-annonce-comme-l-annee-la-plus-chaude-jamais-enregistree_4533634_1652612.html#C6AUIPBlHOlkuMvi.99
 

« Pénuries sévères »

Des records de chaleur ont frappé l’Argentine, le Paraguay, la Bolivie et le Brésil. A l’inverse, des vagues de froid se sont abattues sur le nord des Etats-Unis et le Canada. En janvier et février, douze tempêtes ont frappé le Royaume-Uni, qui a subi des inondations records, de même que la façade atlantique de la France. D’autres inondations d’ampleur ont frappé au printemps la Sibérie, la Turquie et les Balkans, où plus de 2 millions de personnes ont été affectées par les intempéries. L’Hexagone n’a pas été épargné, avec les mois de juillet et août les plus arrosés de l’histoire récente ; les pluies y sont demeurées exceptionnelles sur l’arc méditerranéen tout au long de l’automne, trois à quatre fois supérieures à la moyenne. Des records de pluies ont également été battus en août au Japon, dans le nord du Bangladesh et du Pakistan, ainsi qu’en Inde.

Au contraire, le nord-est de la Chine, des secteurs entiers d’Amérique centrale et le centre du Brésil ont souffert de sécheresses sévères – comme celle qui dure depuis plusieurs années sur le Grand Ouest des Etats-Unis. La ville de Sao Paulo, note l’OMM, a été « affectée par des pénuries sévères d’approvisionnement en eau ».

Les relevés météorologiques de 2014 sont d’autant plus étonnants que deux facteurs naturels de réchauffement n’ont pas été au rendez-vous : El Niño, qui tous les trois à sept ans réchauffe les eaux du Pacifique équatorial et fait grimper le thermomètre mondial ; et l’activité solaire, autre facteur susceptible de faire monter le mercure, qui a été inférieure aux niveaux atteints ces dernières décennies.

Ce record probable de 2014 n’en est que plus notable.

source : http://www.lemonde.fr/climat/article/2014/12/03/2014-s-annonce-comme-l-annee-la-plus-chaude-jamais-enregistree_4533634_1652612.html

 

Statistiques sur les catastrophes naturelles

 

Nombre de catastrophes naturelles dans le monde

Mortalité et personnes affectées par les catastrophes naturelles dans le monde

Bien qu'il soit difficile de discerner une tendance sur le nombre de personnes tuées dans les catastrophes naturelles, on constate une augmentation du nombre d'évènements et de personnes affectées par les catastrophes dans les dernières décennies. On pourrait croiser cette dernière évolution avec la démographie mondiale et l'urbanisation galopantes et l'augmentation significative des températures depuis 1980.
En moyenne par an, de 2000 à 2012, plus de 220 millions de personnes ont été affectées par les catastrophes naturelles et plus de 92 000 y ont trouvé la mort.

 

Répartition géographique des catastrophes naturelles

Nombre de personnes affectées et coût (en dollar US) des catastrophes naturelles de 1950 à 2012.

Ce graphique met en évidence l'impact des catastrophes naturelles sur les asiatiques, le poids démographique du continent y joue certainement. Cependant, ce sont les pays les plus développés qui paient un plus lourd tribut économique.

Nombre de catastrophes naturelles par pays de 1976 à 2005
Crédit : CRED, 2007

 

Types de catastrophes naturelles dans le monde

Type de catastrophes survenues dans le monde de 1990 à 2007
Crédit : EM-DAT: The OFDA/CRED International Disaster Database www.em-dat.net - Université Catholique de Louvain - Brussels - Belgium, 06/2007

Les inondations et les tempêtes restent les catastrophes les plus fréquentes ces dernières années. En effet, elles représentent plus de 60% des catastrophes naturelles dans le monde. Nous noterons la part des épidémies qui est de 14%.

 

Coût des catastrophes naturelles

Le coût économique des catastrophes naturelles augmente, marqué par des catastrophes majeures dans des pays développés où la multiplication des infrastructures et des équipements augmentent considérablement les dommages induits.
Par exemple, ce graphique montre notamment l'impact économique :

du séisme de Kobe (Japon) en 1995 : 100 milliards de dollars de dégâts
    de l'ouragan Katrina (Etats-Unis) en 2005 : 125 milliards de dollars de dégâts
    du tremblement de terre du Sichuan (Chine) en 2008 : 85 milliards de dollars de dégâts
    du tsunami de Honshu (Japon) en 2011 : 210 milliars de dégâts

En moyenne par an, de 2000 à 2012, les catastrophes naturelles dans le monde ont coûté près de 130 milliards de dollars !

 

Tandis que les catastrophes hydro-météorologiques sont prépondérantes et en augmentation forte, on constate également une hausse très nette du nombre total de catastrophes dans le monde. Seule l'année 2013 rompt l'évolution quasi linéaire.

Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/terre/risques_naturels/catastrophes_naturelles.php

source: http://www.notre-planete.info/terre/risques_naturels/catastrophes_naturelles.php

 

 

 Est-il vrai que l'Humanité subit de plus en plus de Catastrophes Naturelles ?

Au regard des chiffres, c'est incontestable ! Au fil des décennies, le nombre de catastrophes naturelles (cyclones, ouragans, canicules, inondations, glissements de terrain...) a considérablement augmenté dans le monde.

La compagnie de réassurance allemande Munich Re, qui détient la base de donnée la plus complète sur le sujet depuis 1950, a ainsi dénombré entre 2001 et 2011, 785 catastrophes naturelles par an en moyenne, contre 646 entre 1990 et 1999, et 407 pour la décennie 1980-1989. Soit près de 2 fois plus en 30 ans. Avec pour conséquences des pertes humaines de taille : 600.000 décés sur la période 1987-1996 et 1,2 million entre 1997 et 2007, et des coûts gigantesques. Par exemple, l'ouragan Katerina qui a ravagé les États-Unis en 2005, faisant 800 morts et des centaines de disparus, a coûté 100 milliards de dollars en dégâts matériels. Mais comment expliquer cette recrudescence des catastrophes naturelles ?
Deux facteurs sont à considérer. Le premier est imparable : il tient tout bonnement à la croissance ininterrompue de la population mondiale. En 1980, nous n'étions que 4,4 milliards sur Terre alors que nous dépasons aniourd'hui les 7,2 milliards. Nous sommes donc plus nombreux à être exposés. Mais pas seulement...

QUID DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ? Cette explosion démographique a provoqué une urbanisation effrénée jusque dans des zones sujettes aux aléas climatiques : terrains inondables, instables, trop proches des côtes... accroissant ainsi la vulnérabilité de populations entières. Résultat : 250 millions de personnes sont touchées chaque année par les inondations et les destructions liées à des phénomènes météo violents survenant sur les côtes. Le second facteur est beaucoup plus débattu : le réchauffement climatique, induit par les activités humaines (émission de gaz à effet de serre), pourrait multiplier les phénomènes météorologiques extrêmes en raison de la hausse des températures sur terre et dans les mers. Les scientifiques s'accordent sur le fait que pluies diluviennes et sècheresses s'abattent de façon plus fréquentes aux 4 coins du globe en raison de ce réchauffement. Pour autant, ces changements climatiques sont-ils responsables des catastrophes (inondations, canicules...) à répétition ? La question reste ouverte.
Pour Laurens Bouwer, de l'Institut de recherche sur l'environnement d'Amsterdam (Pays-Bas) : "Le changement climatique n'a jusqu'à présent pas eu d'impact détectable sur les catastrophes naturelles". Une conclusion que réfute Peter Hoppe, directeur de recherche sur les risques naturels de Munich Re pour qui "même si l'augmentation des catastrophes est attribuable à des facteurs socio-économiques, le nombre de catastrophes liées à la météorologie ne peut très probablement pas s'expliquer complètement sans tenir comple des changements climatiques". Il faudra sans doute quelques décennies supplémentaires pour voir clairement dans les archives des catastrophes naturelles la marque du changement climatique.

B.B. - SCIENCE & VIE QUESTIONS RÉPONSES > Juillet > 2013

 

 Le Nombre Croissant de Catastrophes Naturelles est-il Lié au Réchauffement ?

Bien qu'un tel lien soit souvent suspecté, il n'est pas clairement établi. 90 % des 950 catastrophes naturelles survenues en 2010 ont été d'origine météorologique (tempêtes, inondations, canicules).

Pourtant, si 2010 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée, elle fut aussi l'une des plus catastrophiques. Séismes en Haïti et au Chili, canicule en Russie, inondations au Pakistan et en Chine... Et 2011 ne s'annonce pas sous de meilleurs auspices avec, déjà, des glissements de terrain au Brésil et des inondations exceptionnelles en Australie. Alors, simple coïncidence ?

Première certitude : le nombre de catastrophes naturelles et les pertes économiques qu'elles engendrent ont considérablement augmenté dans le monde au fil des décennies. Selon la compagnie de réassurance allemande Munich Re, qui détient la base de données la plus complète sur le sujet depuis les années 1950, le monde a connu, ces dix dernières années, 785 catastrophes naturelles par an en moyenne (950 pour la seule année 2010), contre 646 au cours de la période allant de 1990 à 1999, et seulement 407 entre 1980 et 1989. Soit près de deux fois plus en l'espace de trente ans.

PLUSIEURS FACTEURS À PRENDRE EN COMPTE

Seconde certitude : 90 % des catastrophes naturelles survenues en 2010 sont dues à une météo déchaînée (pluies diluviennes, canicules, tempêtes). Sachant que le réchauffement climatique est synchrone de cette augmentation du nombre des catastrophes naturelles, la conclusion semble s'imposer... Mais ce n'est pas si sûr. Car deux facteurs sont à prendre en compte. D'abord, la croissance ininterrompue de la population mondiale et des richesses. En 1980, nous n'étions que 4,4 milliards sur Terre, alors que nous serons 7 milliards cette année. Une explosion démographique accompagnée d'une urbanisation effrénée qui aboutit à la concentration des hommes dans des zones particulièrement touchées par les aléas climatiques.

Deuxième facteur à considérer : la variabilité naturelle du climat. Par exemple, la fréquénce annuelle des cyclones varie selon des cycles plus ou moins longs, rendant plus difficile la mise en évidence d'un dérèglement lié aux activités humaines. "Une fois pris en compte ces deux facteurs, il est très difficile de voir d'autres signaux, comme les efforts de réduction des risques qui pourraient faire baisser la courbe des désastres, ou le changement climatique qui pourrait la faire monter", explique Laurens Bouwer, de l'Institut de recherche sur l'environnement à Amsterdam (Pays-Bas). Sa conclusion : "Le changement climatique n'a jusqu'à présent pas eu d'impact détectable sur les catastrophes naturelles. "Pour l'instant, en effet, la responsabilité de l'homme n'a pu être établie que pour l'intensification des fortes pluies et la multiplication des sécheresses, pas encore pour les catastrophes naturelles qui pourraient en découler.
Une idée que certains contestent. Ainsi, Peter Happe, directeur du Centre de recherche sur les risques naturels de Munich Re, estime-t-il que "bien que l'augmentation des catastrophes soit principalement attribuable à des facteurs socio-économiques, le nombre de catastrophes liées à la météorologie ne peut très probablement pas s'expliquer complètement sans tenir compte des changements climatiques". Son argument est le suivant : depuis 1980, le nombre de désastres météorologiques a été multiplié par deux quand, dans le même temps, la fréquence des catastrophes d'origine géologique (tremblements de terre, éruptions volcaniques) est restée relativement inchangée. "Or, si les facteurs économiques étaient uniquement en jeu, les taux de croissance des catastrophes d'origines géologique et météorologique devraient évoluer de façon similaire". Pour Laurens Bouwer, cet argument est irrecevable.

DES POPULATIONS PLUS EXPOSÉES

Le chercheur rappelle que l'exposition des populations à ces désastres n'a pas évolué de la même manière ces dernières décennies. Selon lui, "les hommes se sont délibérément installés dans les zones côtières ou les plaines, accroissant leur exposition aux inondations et aux tempêtes, alors qu'ils évitent les zones à risque sismique". Ce qui expliquerait que ces deux types de catastrophes n'aient pas suivi la même tendance, et invaliderait le lien avec le climat.
Si la marque du changement climatique n'apparaît pas encore clairement dans les archives des catastrophes naturelles, elle devrait devenir plus visible à mesure que les dérèglements envisagés par les climatologues se réaliseront. Reposez-nous la question dans quelques décennies...

OURAGANS : l'influence du climat ne sera pas connue avant 60 ans.
Il faudra patienter au moins 60 ans avant de voir émerger dans les séries de donner le signal irréfutable qu'un accroissement de la fréquence des ouragans les plus violents seraient dû aux émissions de gaz à effet de serre, estime Maurice Bender, climatologue à Princeton (États-Unis). Et si, entre 1970 et 2009,8 des 10 catastrophes d'origine météorologiques les plus coûteuses ont été causées par des ouragans, il faudra entre 120 et 550 ans, selon Ryan Crompton de l'université Macquarie (Australie), pour étudier le lien entre réchauffement et hausse du coût économique des ouragans aux États-Unis.

 

B.B. - SCIENCE & VIE > Avril > 2011

 

 Toujours Plus de Catastrophes ?

En scrutant les cernes de croissance des arbres, des chercheurs ont réussi à remonter 2500 ans dans le passé climatique européen. Surprise : les intempéries ne sont pas plus violentes qu'hier. Mais leur impact sur nos vies s'est bel et bien amplifié.

Quand il s'agit de savoir quelle influence les colères des cieux ont sur l'histoire humaine, les arbres sont parfois plus loquaces que la mémoire des hommes. Pour preuve, la reconstitution de 2500 ans de climat européen par une équipe de climatologues, historiens et géographes européens et américains, présentée en janvier dernier dans la revue Science. Comme nul enregistrement scientifique de températures ou de précipitations n'existe au-delà de 150 ans, les chercheurs se sont fiés aux cernes de croissance inscrits dans le tronc de chênes et de pins ayant poussé dans les forêts tempérées de France, d'Autriche et d'Allemagne. Fossiles, éléments de charpente, arbres sur pied... la quête du passé climatique européen a fait feu de tout bois. Au total, les chercheurs ont étudié environ 8000 échantillons. En comparant l'épaisseur des cernes des chênes datant des cent dernières années avec les emegistrements de températures et de précipitations de la même période, ils ont établi une correspondance entre taille des cernes et climat. Et c'est sur cette base que les arbres plus anciens ont pu livrer le niveau de précipitations des mois d'avril à juin, et la température des mois d'été, de juin à août, jusqu'à 2500 ans dans le passé.

Première leçon de cette machine à remonter le temps climatique : le climat européen a connu des phases d'instabilité (températures extrêmes, pluies intenses) importantes, dont certaines, comme l'observent les chercheurs, "ont pu excéder en intensité et en durée les variations contemporaines".
Deuxième leçon : ces phases d'instabilité correspondent à des périodes historiques troublées. L'exemple le plus frappant est assurément celui des invasions barbares, cette transition entre haute Antiquité et Moyen Age, qui coïncide avec de longues sécheresses, et voit chuter l'empire romain. Les chercheurs donnent d'ailleurs à cette coïncidence vieille de plusieurs siècles une portée on ne peut plus actuelle, observant que "le niveau des changements de températures et de précipitations à l'époque des grandes invasions (entre le III' et le V' siècle) peut être vu comme un analogue des projections du changement climatique anthropique". Autrement dit : le changement climatique dont nous sommes les plus efficaces agents nous placerait à l'aube de bouleversements économiques et politiques profonds.
Mais ce n'est pas cette mise en garde, déjà formulée par ailleurs par nombre d'organisations internationales, Onu en tête, qui frappe le plus dans cette reconstitution pluricentenaire du climat européen. Ni la preuve, flagrante, que les températures moyennes se sont envolées dans les cent dernières années. C'est du côté des précipitations que se situe la surprise. Car, à bie nregarder la tendance issue des cernes d'arbres, la période contemporaine n'est pas, par rapport aux siècles passés, la plus arrosée, loin s'en faut. Voilà qui contrebalance le sentiment diffus, nourri par les tempêtes françaises de décembre 1999 (Lothar et Martin), de janvier 2009 (Klaus) et de février 2010 (Xynthia), qu'en ce début de XXI' siècle l'heure du déluge aurait sonné à nouveau.

UNE QUESTION DE FOCALE

Cette remise en perspective est d'ailleurs complétée par d'autres travaux récents, qui montrent que le caractère exceptionnel de certaines catastrophes s'efface lorsque l'on considère attentivement le passé. Fin février 2010, le Premier ministre français qualifiait la tempête Xynthia - qui a fait 53 victimes en Vendée et Charente-Maritime-de "tempête exceptionnelle". Était-ce vraiment le cas ? L'historien du climat Emmanuel Garnier, de l'Institut universitaire de France (université de Caen) et rapporteur d'une étude' remise à la commission d'enquête parlementaire et sénatoriale sur Xynthia, n'en est pas si sûr. "Après le désastre de Xynthia, j'étais sous le coup des déclarations tonitruantes de nos élus, qui expliquaient qu'on avait affaire à un événement inédit et que, par définition, il n'était pas prévisible, explique-t-il ! Nous avons constitué un groupe de travail et nous nous sommes plongés dans les archives". Les chercheurs ont ainsi dépouillé registres paroissiaux, "livres de raison" (comptabilité tenue par les notables de l'Ancien Régime), archives des juridictions forestières et des amirautés, etc.
Patiemment recoupées et analysées, ces différentes sources livrent une statistique inédite pour la France septentrionale : le nombre de tempêtes et de submersions (inondations des côtes) entre 1500 et nos jours. Surprise, là aussi : la France a connu par le passé des tempêtes tout aussi violentes qu'aujourd'hui. "On peut affirmer avec ce travail qu'on a eu une recrudescence des tempêtes continentales au début du XVIII' siècle, et une reprise très forte entre 1950 et 2000, en particulier, à l'échelle de l'Europe, au toumant des années 1980 ; ce qui accrédite ce qui est dit aujourd'hui par les climatologues", détaille Emmanuel Garnier. Qui ajoute "qu'a contrario, les submersions sont devenues totalement marginales depuis les années 1940 sur l'ensemble des littoraux français. Mais c'est une question de focale. Car on observe aussi, par exemple, que le nombre total des tempêtes du XVIII' siècle est supérieur au total obtenu pour le XX' siècle". C'est donc un fait établi : les tempêtes récentes n'ont rien d'inédit.

Mais ce qui vaut pour la France et l'Europe ne vaut pas nécessairement pour le monde entier. Et à l'instar de Xynthia pour l'Hexagone, les inondations de la fin 2010 en Australie, au Pakistan et au Sri Lanka peuvent inciter à penser, pour l'échelle mondiale, que l'heure est bel et bien aux déluges à répétition. Qu'en est-il vraiment ? Autant le reconnaître d'emblée : la question de l'augmentation globale de la fréquence des événements climatiques extrêmes, et de son lien éventuel avec le réchauffement climatique, n'est pas encore tranchée. Faute, essentiellement, de statistiques suffisamment solides. Mais le nombre de catastrophes attribuées à des événements extrêmes est, lui, bel et bien en hausse.

UNE RÉALITÉ HUMAINE, NON GÉOPHYSIQUE

Ainsi, les statistiques produites par le Centre de recherche sur l'épidémiologie des catastrophes (Cred), partenaire de l'Organisation mondiale de la santé, montrent que le nombre d'événements liés à des inondations et à des tempêtes a crû nettement depuis les années 1960-1970. On serait ainsi passé de 7 à 191 inondations par an, et de 24 à 73 tempêtes par an, tous pays confondus, entre 1960 et 2010. Oui, mais voilà : ce que recouvrent ces chiffres est avant tout une réalité humaine, et non géophysique. Car le Cred, comme la plupart des organismes - Onu, entreprises de réassurance - qui établissent des bilans réguliers des catastrophes naturelles dans le monde, se basent avant tout sur leur impact. Pour qu'une catastrophe naturelle - inondation, tempête, mais aussi tremblement de terre, éruption volcanique, glissement de terrain, sécheresse, vague de chaleur... - soit répertoriée dans les bases lie données du Cred, par exemple, il faut qu'elle réponde à certains critères. Au "minimum", elle doit avoir entraîné la mort de dix personnes, ou affecter cent personnes (les forçant à évacuer leur habitation) ; ou bien l'état d'urgence doit avoir été déclaré, ou encore, le pays touché doit avoir fait appel à l'aide internationale. Conséquence de cet enregistrement des catastrophes naturelles selon leur impact : leur nombre ne cesse de grandir. A en croire les statistiques du Cred, elles seraient passées de quelques dizaines au début du XX' siècle à plus de 400 au tournant des années 2000. En cause, l'augmentation de la population mondiale, qui est passée de moins de 2 milliards en 1900 à plus de 6 milliards dans les années 2000. Mais pas seulement. La croissance économique, parce qu'elle rend globalement l'humanité plus riche, expose à des dégâts plus importants lorsque survient un ouragan, une inondation, un séisme... Sans grande surprise, 8 des 10 catastrophes naturelles ayant engendré les plus grandes pertes économiques entre 1900 et 2009, toujours d'après les statistiques du Cred, ont eu lieu à partir de 1990. Et les deux catastrophes manquant à ce palmarès ont marqué 1981 et 1989. S'ajoute à ces tendances "mécaniques" le fait que nous vivons sur une planète de plus en plus connectée. Comme l'observe le météorologue américain Jeff Masters, "à l'évidence, l'augmentation de la population fait croître le nombre de personnes affectées par les événements naturels extrêmes. Mais le recensement officiel des catastrophes se fait, aussi, via ce que rapportent les médias. La croissance des catastrophes répertoriées jusqu'aux années 1990, et leur relative stabilisation dans les années 2000, qui apparaît dans les statistiques du Cred, peut donc s'expliquer par le fait que les médias tendent à atteindre leur maximum de pénétration. Globalement, il n 'y a presque plus de catastrophe naturelle qui ne soit pas rapportée". Autre paramètre à prendre en, compte, l'importance que joue le secteur de l'assurance. "On peut considérer que la prise en charge des personnes affectées est plus importante à partir des années 1970, ce qui expliquerait qu'on ait des effectifs notablement plus importants à partir de ce moment, souligne ainsi Emmanuel Garnier. Le "nombre de personnes affectées" est essentiellement issu des données des assurances. Or ce domaine entre de plain-pied dans la vie quotidienne au tournant des années 1970. On surdimensionne sûrement le phénomène". En bref : parce que nous sommes à la fois plus riches et plus informés, nous sommes plus sensibles que jamais aux colères de la Terre. Mais que la planète soit d'une humeur plus menaçante, voilà qui n'est pas prouvé.

source: http://planete.gaia.free.fr/climat/cata/plus.cata.html

 

le site TOPICS GEO enregistre tout les phénomènes lié au catastrophe naturel sur notre planète et se situe en allemagne.

source:http://www.munichre.com/site/corporate/get/documents_E-672249825/mr/assetpool.shared/Documents/5_Touch/_Publications/302-08122_fr.pdf

 

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