Effet de serre, réchauffement climatique, quels sont les risques ?

Publié le par MrStrange49

                                               

 

Effet de serre, réchauffement climatique, quels sont les risques ?

 

 

Le réchauffement climatique n’est pas pour demain. Il a déjà commencé ! Pour la majorité des scientifiques, cela ne fait plus aucun doute.

Les climatologues prévoient au cours du XXI siècle une hausse des températures moyennes du globe qui pourrait atteindre 5,8 degrés, avec en conséquence de nombreuses vagues de chaleur, le réchauffement des pôles, ce qui entraînera une élévation du niveau de la mer, une modification de la biodiversité, l’arrivée précoce du printemps, un blanchissement du corail, la propagation d’épidémie, la fonte des glaciers de montagnes, une forte augmentation des tempêtes et des averses pour certaines régions du globe et, à l’inverse, une forte sécheresse et une multiplication des incendies dans l’autre partie du globe…etc.

 

Voici les conséquences, degré par degré, du réchauffement climatique prévu dans les années à venir :

 

            Avec 1 degré de plus, les petits glaciers des Andes disparaissent, ce qui réduit la ressource en eau de 50 millions d’individus. 300 000 personnes chaque année meurent de  diarrhée, malaria ou malnutrition. 10% des espèces terrestres disparaissent et 80% des coraux sont touchés, y compris la Grande barrière de corail australienne. Le dégel affecte tout le nord du Canada et de la Russie.

Le Gulf Stream ( courant chaud de l’Atlantique adoucissant considérablement les 

climats littoraux de l’Europe du Nord-Ouest.) commence à ralentir, mais dans les 

régions tempérées de l’hémisphère Nord, le temps devient plus  favorable à la

culture des céréales.

            Avec 2 degrés de plus qu’aujourd’hui, l’eau disponible en Méditerranée et dans le sud de l’Afrique diminue de 20% à 30%. Les récoltent baissent de 5% à 10% en Afrique tropicale, suite au manque d’eau. 40 à 60 millions de personnes supplémentaires sont exposées à la malaria, toujours en Afrique. L’eau des océans monte et les inondations côtières affectent 10 millions de personnes chaque année. 15% à 40% des espèces sont en danger, à commencer par l’ours blanc et le caribou. Les fontes du Glacier du Groenland s’accélèrent avec, au bout du processus, le risque de voir le niveau des mers monter de 7 mètres !

             3 degrés de plus, et l’Europe du Sud à son tour est sévèrement touchée, avec des épisodes de sécheresse tous les dix ans. 4 milliards d’humains souffrent du manque d’eau et les 5 autres milliards (nous serons 9 milliards aux alentours de 2050 )… des inondations. Le nombre de ceux qui ont faim augmente de 150 à 550 millions, 3 millions d’hommes supplémentaires meurent de famine chaque année. Les inondations touchent 170 millions d’humains. 25% à 50% des espèces sont au bord de l’extinction. La mousson risque de s’arrêter, Le Gulf Stream également. Et une grande partie des glaces de l’ouest de l’Antarctique risquent de partir à la dérive.

             Avec 4 degrés, les ressources en eau diminuent de moitié autour de la Méditerranée. Les récoltent chutent de 15% à 35% en Afrique et des pans entiers d’Australie sont transformés en déserts.

 

             Avec 5 degrés, les grands glaciers de l’Himalaya disparaissent, ce qui prive d’eau le quart de la population chinoise et des centaines de millions d’Indiens. New York, Londres et Tokyo sont menacés par la montée des eaux, l’acidification des océans met à mal l’écosystème marin.

 

A partir de 6 degrés… on n’a aucune idée de ce qui pourrait se passer.

 

La température moyenne du globe n’a augmenté que de 0,8 degré en cent ans, et pourtant les effets de ce modeste changement  sur la répartition des espèces vivantes ont déjà pu être constatés. Plantes et animaux sont à la recherche de fraîcheur qui pourrait leur manquer. Les forêts des montagnes se déplacent vers les hauteurs tandis que dans les plaines, chênes et hêtres évoluent vers le nord. De même, on retrouve des oiseaux ou des insectes tropicaux égarés parfois jusqu’en Bretagne  ou en Estonie. Dès 2003, le comportement d’au moins 2000 espèces vivantes face au changement climatique avait fortement inquiété la communauté scientifique. Leur rythme biologique ( période de migration, floraison, hibernation, accouplement…etc.), est également très perturbé par ces hausses des températures. De nombreuses espèces migrent déjà vers le nord, en quête de fraîcheur. Cette exode animale entraîne beaucoup d’inconvénients : en effet, l’oiseau migre vers le nord beaucoup plus vite que l’arbre. Résultat : sur le front sud, de nombreuses espèces végétales sont ravagées par les insectes, tandis que sur le front nord, les oiseaux n’arrivent plus à se nourrir.

 

En un siècle, la moitié des zones humides de la planète a disparu. Les zones humides sont, après la forêt tropicale, l'écosystème terrestre où la richesse biologique (c’est à dire les animaux et les végétaux) est la plus élevée au monde.

 

De même, les glaciers des montagnes ont perdu la moitié de leur volume en 150 ans. Nous parlons également beaucoup de la banquise, qui depuis quelques années, ne cesse de fondre, et cela, de plus en plus vite.

La fonte des glaciers de l’Himalaya présente de multiples dangers pour les Népalais. Ainsi, dans les cinq à dix prochaines années, les barrages naturels de plus de vingt lacs glaciaires pourraient rompre et submerger de nombreuses vallées habitées.

Le Groenland a vu ses glaciers se réduire de 80 à 230 milliards de tonnes par an de 2003 à 2005, ce qui contribuerait à 10% de l'élévation du niveau des mers.

Cette fonte des glaces est catastrophique pour les Inuits, qui assistent impuissants, à la fin programmée de leur monde et pour les ours polaires, qui sans glace sont condamnés à mort. Leurs terrains de chasse se réduisent chaque jour, leurs territoires fondent… Ces géant des neiges, victimes de la folie des hommes, sont des ‘’symboles’’ des changements climatiques qui nous menacent.

 

À de rares exceptions près, l'ensemble des glaciers montagnards du monde sont en phase de recul. De nombreux travaux documentent ce recul et cherchent à l'expliquer. Un tel recul semble tout à fait cohérent avec un réchauffement du climat. Mais cela a déjà existé par le passé : par exemple le recul actuel de la Mer de Glace à  Chamonix découvre des vestiges humains du Moyen Age, preuve que le glacier a déjà fondu davantage que de nos jours à une période historiquement proche.

 

Les scientifiques ont prédit que les fameuses neiges du Kilimandjaro auront définitivement disparu en 2015 si le réchauffement climatique se poursuit au même rythme !

Ce réchauffement entraînerait  une diminution des disponibilités en eau pour les populations de nombreuses régions, particulièrement dans les zones subtropicales.

Une forte augmentation des risques d’inondations est à prévoir, ce qui entraînerait de nombreuses pertes humaines et matérielles.

 

Plusieurs études indiquent que les banquises sont en train de se réduire. D'une part des observations satellites montrent que ces banquises perdent de la superficie, que

ce soit dans l'océan Arctique ou autour du continent Antarctique. D'autre part, un amincissement de ces banquises, en particulier autour du pôle nord, a été observé.

 

Le niveau de la mer devrait également augmenter de plusieurs mètres au cours du XXIème siècle. Les 11 000 habitants du minuscule Etat de Tuvalu (au nord des îles Fidji)  sont directement menacés d’exil définitif par l’élévation du niveau de la mer. Au moment des grandes marées, les intrusions d’eau salée sont de plus en plus fréquentes et l’érosion s’accélère.

 

Ceci pourrait en outre avoir un effet négatif sur le débit des cours d'eau et la ré alimentation des nappes souterraines dans beaucoup de pays exposés au stress hydrique - notamment en Asie centrale, en Afrique australe et dans les pays du bassin méditerranéen -, tout en ayant un effet positif sur ces mêmes facteurs dans certains autres pays.

On peut mentionner à cet égard le ralentissement marqué de la circulation océanique qui transporte les eaux chaudes vers l'Atlantique Nord, ce qui va forcément entraîner des modifications dans la vie des animaux marins.

 

Ce réchauffement entraînera la formation de cyclones, ceux-ci se formant sous l’effet combiné de la chaleur et de l’humidité. Ces cyclones provoqueraient de véritables dévastations des côtes.

 

La sécheresse et la désertification se font également de plus en plus ressentir. Si, comparée à d’autres catastrophes naturelles, la sécheresse n’est pas « fulgurante », elle n’en a pas moins des conséquences dramatiques pour les 220 millions de personnes qui y sont exposées chaque année. Le manque d’eau, l’impossibilité de cultiver sur des terres arides et l’avancée du désert entraînent la pauvreté, la famine et des déplacements de population. Selon l’ONU, entre 1980 et 2000, plus de 80 000 morts, dans le monde, sont liées à des sécheresses. L’Ethiopie, la Somalie et le Mozambique ont été les pays les plus touchés pendant cette période.

 

Le nombre d’inondations devrait également fortement augmenter. Les inondations constituent chaque année la moitié des catastrophes naturelles mondiales. Elles touchent près de 200 millions de personnes en moyenne et font 20 000 victimes.

Ces crues peuvent se former à la suite de phénomènes climatiques cycliques, comme la mousson, la fonte des glaciers, ou ponctuels, comme la formation de cyclones. Ces crues s’enchaîneraient avec de forts glissements de terrains.

 

Les changements climatiques prévus devraient avoir des effets tantôt bénéfiques, tantôt néfastes sur les ressources aquatiques, l'agriculture, les écosystèmes naturels et la santé. Cependant, plus ces changements climatiques seront importants, plus les effets devraient être néfastes. Il est en tout cas évident que le réchauffement climatique à venir, si infime soit-il, ne sera pas sans conséquences, autant pour l’environnement que pour les êtres vivants et les humains.

VIDEO. Intempéries : les pluies s'acharnent sur Montpellier et sa région le 06/10/2014

source :

https://www.google.fr/search?q=it%C3%A9l%C3%A9+scientifique+eau+medit%C3%A9ran%C3%A9s+2+degr%C3%A9s&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a&channel=np&source=hp&gfe_rd=cr&ei=i8kzVIyFJoKA0AXrx4HoDw#rls=org.mozilla:fr:official&channel=np&q=I+t%C3%A9l%C3%A9+scientifique+eau+mediterranee+2+degr%C3%A9s

 

http://www.leparisien.fr/languedoc-roussillon/intemperies-300-personnes-refugiees-dans-des-gymnases-a-montpellier-07-10-2014-4194043.php#

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