la France demeure, partout, l’alliée des oppresseurs.

Publié le par MrStrange49

Révélations sur le rôle de Paris dans l’enrôlement des juifs français dans l’armée israélienne.

On ne connaît pas les statistiques exactes, mais on sait que de plus en plus de juifs français veulent quitter l’Hexagone, pour des raisons diverses. Les uns pour Israël, d'autres pour le Canada – à cause de la langue –, d'autres encore, les séfarades notamment, pour l'Espagne où le gouvernement a promis la citoyenneté aux descendants des juifs expulsés par les Rois Catholiques en 1492. Lorsque, en 2004, l’ex-Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a appelé les juifs de France à venir en Israël, tous les médias parisiens, y compris les plus marqués à droite, s’en sont offusqués. Dix ans plus tard, ces mêmes médias découvrent avec stupéfaction que les autorités françaises étaient partie prenante de ce projet, à travers leurs réseaux secrets. C’est grâce aux révélations faites notamment par Le Monde diplomatique et son directeur adjoint, spécialiste des questions du Proche-Orient, Alain Gresh, qu’on sait aujourd’hui que le gouvernement français a signé une convention avec une association appelée AMI («Alya et meilleure intégration») pour organiser l’intégration des juifs français en Israël, par l’intermédiaire du consulat général français à Tel-Aviv. Pour cette association, le «rapatriement des juifs» dans le monde entier est une préoccupation qui remonte à avant même la création de l’Etat d’Israël en 1948. Cette association présente le départ des juifs vers Israël comme un «retour aux sources» et même un devoir sacré. Elle propose, à travers son site internet – dont un des partenaires est le ministère français des Affaires étrangères –, d’aider à l’installation des arrivants dans différentes villes, en leur trouvant un emploi. Mais elle exige de chaque postulant de faire d’abord son service militaire – une obligation en Israël. Alors que, dans les discours officiels, ce même ministère est connu pour être le premier à dénoncer la colonisation, qu’il ne se gêne pas de décrire comme un crime de guerre. Plus grave encore, le gouvernement français n’a jamais condamné l’incorporation, peu connue de l’opinion publique dans l’Hexagone, des milliers de Français dans l’armée israélienne, notamment dans les territoires occupés, au moment où ce même gouvernement dénonce le départ des djihadistes pour la guerre en Syrie. Au contraire, leur enrôlement trouve tous les encouragements des officiels français à Jérusalem. Ces soldats ont, selon des fuites rapportées par la presse française, participé à des opérations de représailles contre les Palestiniens, comme l’opération dite «Piliers de défense» contre Ghaza, en novembre 2012, qui a fait des milliers de victimes palestiniennes. Alain Gresh s’est déjà penché sur cette duplicité du discours officiel français dans le traitement du conflit israélo-palestinien. Il dit ne pas comprendre pourquoi «on soutient les rebelles syriens en guerre contre leur gouvernement et on refuse d’appuyer les Palestiniens dans leur guerre contre le colonialisme israélien». Cela prouve au moins une chose : la France demeure, partout, l’alliée des oppresseurs.

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