De l'extinction du Permien (-245 millions d'années) à notre futur extinction

Publié le par MrStrange49

4 mars 2010 : ça commence! Grosse fuite de méthane dans l'atmosphère depuis l'Arctique

Le fond de l'océan Arctique libère du méthane, un puissant gaz à effet de serre, à un rythme plus élevé que ne le pensaient les experts, ce qui pourrait aggraver le réchauffement climatique, selon une étude publiée jeudi dans la revue Science.

Les scientifiques ont en effet longtemps considéré que le permafrost situé sous l'océan Arctique constituait une barrière infranchissable pour le méthane, un gaz dont l'effet de serre est trente fois supérieur à celui du CO2. Mais les observations de l'équipe de l'université de Fairbanks montrent que le permafrost sous-marin est perforé et laisse échapper de grandes quantités de méthane.

(...)


«La libération dans l'atmosphère de seulement un pour cent du méthane que l'on suppose stocké dans les dépôts d'hydrate de faible profondeur pourrait multiplier l'effet actuel du méthane atmosphérique par trois ou quatre», ajoute-t-elle. «Les conséquences climatiques d'un tel événement sont difficiles à prévoir.»

Les fonds marins recèlent d'immenses réservoirs de ce gaz sous forme solide. Gerald Dickens sait que l'hydrate de méthane contient de grandes quantités de C12 et que l'on trouve des dizaines de réservoir à travers le monde, le long des côtes sur les plateaux continentaux. Le long des côtes de l'Amérique du Sud, de l'Amérique centrale, la côte ouest des USA, Canada et probablement en Indonésie et en Australie, en fait là où des matières organiques se décomposent au fond de l'eau pour créer le méthane. Ces énormes réservoirs de méthane pourraient-ils être la somme du C12 retrouvé dans les roches du Permien ? Si oui, comment expliquer le phénomène ? Dickens entame des recherches. Le méthane gelé naturel étant instable et peu facile à extraire, des échantillons artificiels sont produits en laboratoire.

La grande question est de savoir comment le méthane passa de l'océan à l'atmosphère. Lorsque Dickens disposa les échantillons artificiels dans de l'eau réchauffée, les résultats furent spectaculaires. Il se dissociait ! Le géologue constata que même un petit morceau de méthane gelé, dégageait d'énormes quantités de gaz riche en C12 . L'expérience confirma son hypothèse. L'accroissement du carbone 12 était la conséquence de la libération d'énormes quantités de méthane. Et Gerald Dickens fit une autre découvertes: une légère augmentation de la température de l'eau pouvait faire fondre le méthane et libérer le carbone. Pour expliquer les quantités de carbone 12 que l'on retrouvait dans les données géologiques, il suffisait que l'eau des fonds marins se réchauffe de 5°C. En octobre 1999 le géologue publia ses résultats. Il était loin de se douter des retombées que ses travaux allaient avoir.

A 8 000 km de là, en Angleterre, Paul Wignall lut l'étude de Gerald Dickens avec un intérêt croissant. Il réalisa tout à coup que ses idées, pour expliquer l'augmentation du C12 , pouvaient s'appliquer à la découverte du Groenland. C'était en quelque sorte le chaînon manquant de l'énigme de l'extinction du Permien. Paul Wignall s'interrogea sur les effets qu'une telle quantité de méthane pouvait avoir sur le climat. De fait, le méthane compte parmi les plus puissants gaz à effet de serre. En prenant le carbone 12 comme base pour les quantités de méthane, le chercheur construisit un modèle climatique approximatif. Il était compliqué d'estimer l'impact qu'avait pu avoir la libération du méthane, mais on pouvait calculer le volume de gaz émis à partir des données sur l'augmentation du C12 . D'après ses évaluations, la quantité de méthane relâchée dans l'atmosphère était suffisante pour réchauffer la planète de 4 à 5°C. Mais ce n'était pas suffisant pour faire disparaître toute forme de vie sur Terre. Paul Wignall réalisa que le méthane ne représentait qu'un seul aspect du problème. Pour que ce gaz gelé fonde, un phénomène précédent devait avoir eu lieu, pour réchauffer la planète de 4 à 5°C. Le méthane aurait alors augmenté la température du globe de 4 à 5°C. Soit un écart depuis le début de l'anomalie de 8 à 10°C. Un réchauffement suffisant pour tuer toutes espèces vivantes.

 

http://www.statistiques-mondiales.com/emissions_co2.htm

 

lu en 2012

Sommaire de la page : Méthane : la bombe à retardement - Le réchauffement climatique est la conséquence de notre insouciance! Pas la cause du dérèglement général - L'Irlande veut taxer ses pets de vache - Un gaz à effet de serre : le CO2 - La menace du méthane arctique sur le futur climatique - Obscurcissement de la planète et réchauffement climatique - Les scientifiques prévoient une augmentation de six degrés d'ici à 2100 - 23 février 2010 : L'acidification des océans, du jamais vu depuis les dinosaures - Aujourd'hui qu'en est-il de l'activité solaire?La géo-ingénierie : notre planète n'est pas un laboratoire (PDF) - Et Olala! les coquillages n'arriveront plus à fabriquer leurs coquilles en carbonate de calcium et, chimie du carbone 12 oblige, l'acidité de l'eau attaquera le calcaire des plateaux océaniques, ce qui libèrera -eh oui!- du CO2!!! Toujours du CO2!!! De ça on ne nous en parle pas encore!

 

L'inquiétude grandit en Sibérie et au sein de la communauté scientifique après la découverte de deux trous géants proches de 50km l'un de l'autre depuis mi-juillet. Car de plus en plus, la cause de la formation de ces cratères large de 30 et 80 mètres et profonds d'une septantaine de mètres est à mettre sur le compte du réchauffement climatique.

Selon le site Mysterious Universe, une scientifique de la région, Anna Kurchatova, a ainsi indiqué que le réchauffement accélérait de manière alarmante la fonte des glaces souterraines, «ce qui a pour effet de relâcher du gaz à la manière de l'ouverture d'un bouchon de champagne.»

Du méthane explosif

Actuellement, la région sibérienne est recouverte de pergélisol, soit des sols qui restent constamment gelés et ou couverts de glace. Avec les températures qui grimpent, ces glaces fondent et permettent aux gaz enfouis sous terre de se libérer. Hic: c'est surtout du méthane qui s'échappe. Et le méthane est un puissant gaz à effet de serre, avec un potentiel de réchauffement 21x supérieur au CO2!

C'est donc un cercle vicieux qui se met en place: plus il y a de méthane qui s'échappe, plus le réchauffement s’accélère et plus il risque d'y avoir de nouvelles poches de gaz qui éclatent créant ainsi de nouveaux cratères.

Preuve du réchauffement

Selon une étude internationale sur le pergélisol et les risques du méthane citée par le site Slate en janvier 2012, il y aurait 18,8 millions de km2 de sols gelés dans le grand Nord. Des sols qui retiennent 1700 milliards de tonnes de carbone organique. «Soit 4 fois la quantité de carbone émise par l’activité humaine dans les temps modernes et 2 fois plus que celle qui est présente dans l’atmosphère aujourd’hui», indiquent les chercheurs.»

La formation de ces trous géants impressionnants n'aurait donc rien à voir avec des caprices de Dame Nature. Ils seraient surtout une nouvelle preuve du réchauffement de la planète. N'en déplaise aux climato-sceptiques et pour la plus grande crainte des scientifiques qui voient leurs pires scénarios prendre peu à peu corps...

la crise Permienne (-245 Ma) est la plus importante crise biologique qu'ait connue la Terre

Peu à peu, la signification des données retrouvées au Groenland s'imposa. Il n'y avait pas eu un tueur au Permien, mais deux. C'est ainsi que Paul Wignall put reconstituer le déroulement probable de l'incroyable catastrophe.

Comme beaucoup le pensaient, cela commença par les trapps de Sibérie. Sur des milliers de km, la lave s'écoula de profondes fissures dans l'écorce terrestre. Ce fut le 1er tueur. Pour Michel Benton le ciel du Dicynodonte devait être pourpre en raison du taux élevé de poussières rejetées dans l'atmosphère. Lorsque le Mont Saint Helen (USA) explosa dans les années 80, pendant de nombreuses années, dans l'hémisphère Nord, pour les mêmes raisons, nous pouvions admirer un beau ciel rouge, le soir au couchant. Les modifications climatiques s'installèrent peu à peu. Au début, il faisait un peu plus chaud. Mais d'années en années, cela s'aggrava. Il y eut un terrible hiver suivi d'un réchauffement climatique lent. Progressivement la température moyenne s'accrut. Les espèces terrestres les moins résistantes, disparurent avec une diminution du nombre des naissances avec disparition de plus en plus importante des plus faibles. Les conséquences se répercutèrent dans les océans. La température de l'eau augmenta entraînant la mort des espèces marines.  C'est alors qu'un nouveau phénomène entra en action. Les eaux de plus en plus chaudes libérèrent le second tueur venu du fond des océans : le méthane. La libération d'énormes quantité de méthane, gaz à effet de serre, augmenta la température du globe de 4 à 5°C. Le réchauffement global entraîna un accroissement de la température moyenne de la Terre de 10°C. Cela signifiait que le Sahara occupait tout ce qui contenait la vie. Finalement des espèces entières disparurent.

Voilà qui satisfait le monde scientifique. Une théorie globale pouvant expliquer les données retrouvées sur le terrain parmi les fossiles du Groenland. Après de nombreuses années de recherche, la cause de l'extinction du Permien a peut-être été identifiée.

 

Les économistes élaborent des modèles

Les économistes élaborent des modèles qui anticipent les conséquences de cataclysmes potentiels et proposent des mesures pour prévenir les conséquences dramatiques de ces événements rares. Aujourd'hui, leurs modèles tiennent compte de la psychologie des citoyens auxquels s'adressent ces modèles. Un progrès notable.

On voit que le rêve de tout mathématiser est aussi totalitaire que celui des économistes libéraux et nous mène dans les mêmes impasses. On pourrait se demander si ce sont les mathématiques ou l'économie qui sont responsables de cette quantification qui est une déqualification mais c'est bien l'économie qui lui donne ses moyens et nourrit cette normalisation. Les mathématiques, ça sert à n'importe quoi...

Il existe des actions simples qui réduisent les émissions et sont profitables, par exemple le fait de mettre son ordinateur en veille, ou d’éteindre la lumière dans une pièce inoccupée. Au contraire, les énergies éolienne et photovoltaïque coûtent collectivement respectivement autour de 60euros et 1200 euros la tonne de dioxyde de carbone évitée, très loin des 17 euros annoncés en septembre par le président de la République ! La défense de cette politique environnementale au nom du principe de précaution est affligeante. Cet argent pourrait être mieux utilisé ailleurs, par exemple dans la lutte contre le paludisme ou la malnutrition des jeunes enfants en Afrique tropicale. Ces technologies nécessitent encore plusieurs années de recherche et de développement avant d’atteindre la maturité. Tout n’est pas possible. Investir massivement dans la lutte contre l’effet de serre réduit nécessairement les moyens disponibles pour le financement d’autres efforts de prévention et pour la satisfaction des aspirations multiples de nos concitoyens. En reconnaissant nos peurs envers les risques les plus méconnus, le principe de précaution biaise cette hiérarchie en faveur de la prévention de ces derniers au détriment de la prévention des risques les plus faciles à quantifier. Il reste à vérifier que cette adaptation du calcul socioéconomique est compatible avec l’intérêt commun tel qu’il transparaît des nombreuses études expérimentales et des données comportementales disponibles et relatives à l’attitude des individus face au risque et à l’incertain.

De qui se moquent -on ?

Les scientifiques annoncent que le niveau des océans devrait s’élever de 18 à 59 cm d’ici 2100 du fait du réchauffement climatique. Il y a deux raisons à cela : la fonte des glaciers continentaux et la dilatation thermique des océans.

Le premier phénomène est le plus intuitif. Si l’élévation des températures provoque la fonte de la glace située sur les continents (calotte polaire antarctique, glaciers alpins, andins, etc.), l’eau piégée dans cette glace va se retrouver dans les océans. L’augmentation du volume d’eau entraînera mécaniquement une hausse du niveau de la mer.

A titre d’exemple, si toute la glace de l’Antarctique et du Groenland fondait, le niveau des océans augmenterait de 70 mètres ! En revanche, la fonte de la banquise et des icebergs, qui flottent sur la mer, ne ferait pas varier ce niveau d’un iota en vertu du principe de la poussée d’Archimède.

Pourtant, la fonte des glaces n’est pas le principal facteur de la montée des eaux. L’effet de la dilation thermique est plus important. En effet, sous l’effet de la chaleur les molécules ont tendance à s’agiter et à s’éloigner les unes des autres. Par conséquent, le volume occupé est plus important lorsque la température augmente.

C’est ce qui arrive aux océans dont la température augmente avec le réchauffement climatique. Ainsi, si le niveau des océans s’est élevé d’une quinzaine de centimètres au cours du dernier siècle, c’est essentiellement dû à la dilation thermique de l’eau. En effet, dans le même temps la température moyenne de la Terre s’est élevée de 0,6 °C, augmentation qui a provoqué une dilation de la couche océanique des mille premiers mètres de 15,6 cm.

http://jeanzin.fr/2009/11/01/revue-des-sciences-1109/

http://www.fossiliraptor.be/extinctions.htm

http://terresacree.org/rechauf.htm

http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/qr/d/rechauffement-climatique-niveau-mer-monte-945/

Publié dans Science

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